BROKATOF
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Journée de la femme
Categories : Reflexion | Auteur : boutroskatof

Justice-for-Women-logoOn aurait pu en profiter pour mettre en photo une superbe créature à forte poitrine mais cela aurait montré une incompréhension totale du concept de « journée de la femme » (>plaisanterie inside). Nous avons donc choisi, au comité rédactionnel de Brokatof, de faire notre propre audit de représentativité au sein du collectif, c’est-à-dire, de voir un peu (on balaye toujours mieux devant sa porte), dans quel proportions les femmes sont elles à l’honneur dans Brokatof :

A ce jour, seulement 4 femmes (Fabiola Dalle, Claire Menguy, Morgane Tréheux et Yasmina Er Rafass) pour 18 hommes font partie du collectif Brokatof. Bravo, bel exemple! Pas de quoi critiquer l’assemblée nationale en effet… Notons que c’est de l’Ensemble Joia et de l’audio-blog Artpolitik que nous viennent nos quelques précieuses représentantes de la gente féminine.

Mais au-delà des considérations de discrimination positive ou de représentativité, ce qui nous inquiète toujours, hommes et femmes confondus, c’est le peu d’avancement global, à l’échelle internationale, du respect du droit des femmes. En effet, loin sont les mouvements féministes des années 70 et leurs messages, raillés, tournés en dérisions, sont toujours hélas autant d’actualité. Au domicile, au travail, dans les lieux publics, être une femme n’engage pas à vivre les mêmes expériences qu’un homme et l’inégalité structurelle génère toujours plus de souffrances silencieuses autant qu’indicible.

Pas besoin non plus de se référer à un récent scandale pour s’apercevoir que le viol, par exemple, n’est toujours pas considéré comme un véritable « crime » ni par les médias, ni par une justice sans moyen réels, une justice du plus fort, de la négligence et du mépris de la dignité humaine. Le viol pourtant, le viol comme arme de guerre, utilisé par l’armée française comme par presque tous les « militaires » du monde, le viol comme « fait social » à traiter et à éradiquer le plus possible, le viol, comme un lent et discret fléau pour nos corps et nos esprits, ne fait pas les gros titres et se fait voler la vedette par la « célébrité » de ses illustres protagonistes…
Et parce-qu’il n’est jamais inutile de rappeler que le viol est toujours un problème de société, que la situation a peu changé depuis les grandes vagues de féminismes et qu’il est révélateur de « la loi du plus fort » entretenus par nos systèmes politiques, alors disons-le une fois de plus, luttons, dénonçons, ne laissons pas l’infamie grandir dans nos ventres réduits au silence, que nous soyons hommes ou femmes, victime ou parent de victime, adulte ou plus jeune, le viol est un problème qui nous concerne tous. Il nous appartient de faire avancer les choses car, aujourd’hui en 2013, dans nos villes, dans nos villages, dans nos cités, dans nos bureaux, dans nos foyers, partout ou les gens se voient, se croisent, se cotoient, partout où les mémoires se délient, où les amnésies se dénouent:la honte doit changer de camp.

Enfin, à l’occasion de cette nouvelle « journée mondiale de la femme » nous aimerions rappeler, même si ce sont un peu des évidences, que les différences biologiques, ou socialement construites, les situations dans lesquelles nous ont mis notre « genre » ou notre « sexe » ne justifient aucune injustice, aussi anodine soit-elle, et nous rappelle que le respect de l’autre, dans toute son « altérité » constitue fondamentalement le respect de notre propre nature humaine.

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