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Open Data
Categories : Reflexion | Auteur : boutroskatof

Peux-t-on qualifier l’ Open Data de mouvement? de révolution lente? Y’aurait-il une possibilité politique de transition entre des régimes politiques qui n’ont de démocratique que le nom et d’éventuelles sociétés plus « participatives »? Encore faudrait il que tout le monde puisse en profiter car, ce qui n’est déjà pas la cas pour l’alimentation aurait peu de chance d’être effectif pour l’accès au matériel et aux connaissances nécessaires à cet « e-civisme » de demain.

Nous vivons la préhistoire de quelque chose qui ne se ferra pas sans nous ou qui se ferra contre nous si nous en négligeons les enjeux.
Défendre l’accès aux données publiques, rebâtir une déontologie du traitement de l’information (notamment pour le journalisme, secteur professionnel en schizophrénie perpétuelle), et puis éplucher tranquillement les compilations de données sur le monde, comme on épluche des pommes de terre devant une cheminée, voilà de quoi occuper les longues soirées d’hiver du futur.

Cela peut bien évidement déboucher sur des applications surprenantes comme l’usage qu’a pu explorer le canadien David Mac-Candless dans son livre « Data Vision ». La compilation des données (data en anglais) peut devenir extrêmement expressive lorsqu’elle prend la forme d’un graphique. Il s’explique dans la vidéo ci-dessous, revendiquant presque la possibilité de découvrir un nouveau langage regroupant les forces du dessin, du symbole, de la collecte numérique et de la sémantique:

Des outils pour comprendre le monde? Très certainement, si vous n’en êtes pas convaincu observez ce graphique représentant une cartographie des entités contrôlant les médias en France, la bien nommée « carte du Parti de la Presse et de l’Argent », ou comment une simple illustration graphique montre mieux le phénomène qu’aucun livre:

(source: le Plan B).

Ou encore ce diagramme représentant les conflits armés dans l’histoire humaine et leur conséquences en nombre de victimes (observation édifiante, on meurt plus en 2010 que pendant la 1ère guerre mondiale). Là aussi nous pouvons percevoir en un coup d’oeil les proportions réelles que nous sommes habitués à appréhendé en chiffres.


(Cliquez sur l’image pour la faire apparaitre en grand)Source: Le Monde Diplomatique.

Voilà ce qu’on peut faire avec des données, des visions inédites, de nouvelles pratiques professionnelles, de nouveaux métiers comme le Journalisme de Données.
Démocratiser, vulgariser, rendre accessible, à tous, une « conscience globale » que seul un chercheur spécialisé aurait pu atteindre avant la révolution du traitement numérique des données, c’est bien là l’enjeu de l’ouverture des données, de la mise en place de pratiques institutionnelles ouvertes allant vers toujours plus de lisibilité et de transparence.

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